Et 1 de plus !

SFR prévoit la suppression d'un tiers de ses effectifs d'ici à l'an prochain : un régime "drahistique" sous forme de énième plan de départ volontaire. Face à ce carnage programmé, la CFDT cadre les choses en négociant puis signant un accord constitutif d'un "new deal".

 

En signant cet accord la CFDT ne cautionne ni le volume, ni les choix de suppressions de

postes qui seront faits d’autant que les orientations stratégiques et sociales de l’entreprise

ne sont pas connues.

En faisant ce choix, la CFDT, 1ère organisation syndicale du Groupe, a pris ses responsabilités,

dans le contexte très particulier où, l’actionnaire et les dirigeants ont annoncé, puis confirmé,

des informations faisant état de milliers de suppressions de postes dans les mois à venir.

Concrètement la CFDT est entrée en négociations et a obtenu que la négociation soit

globale afin de sécuriser au maximum les projets, que ce soit :

- à court terme d’ici à fin 2016 : restructuration de la Distribution avec des suppressions de

postes conduisant à des départs exclusivement sur la base du volontariat.

- à moyen terme, de septembre 2016 au 30 juin 2017 : présentation des orientations

stratégiques et leurs conséquences sur l’emploi (mise en place d’une GPEC), exposé de la

restructuration (hors Distribution).

- à long terme du 1er juillet 2017 au 30 juin 2019 : mise en place d’une deuxième vague de

suppressions de postes conduisant à des départs exclusivement sur la base du volontariat

(hors Distribution).

Cet accord ne règle pas tout mais il sécurise sur plusieurs points importants :

- Désormais les accords de garantie de maintien de l’emploi signés en 2014 s’appliquent à

toutes les filiales actuelles du pôle Télécom de SFR Group.

- Il ne pourra pas y avoir de départs autres que volontaires jusqu’à mi-2019.

- Les plans de départs volontaires de 2016 (Distribution) et de 2017 (reste du Groupe) se

feront aux conditions d’indemnités et d’accompagnement du PDV de SFR 2013.

- Le volontariat étant notre boussole, les organisations devront tenir compte des départs

volontaires réellement constatés (y compris régions).

- Le maintien d’une présence régionale et la faculté pour chaque salarié de conserver un

emploi correspondant à ses qualifications est garantie en région.

- Une Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) sera mise en place dès

le 1er janvier 2017 afin d’anticiper toutes les mesures permettant aux salariés de se préparer à

leur repositionnement en interne à moyen terme (ou éventuellement en externe après le 1er

juillet 2017).

- Face à une cible initialement affichée de 9 000 salariés restant à terme, nous avons

obtenu que le pôle Télécom SFR compte a minima 10 000 salariés jusqu’à mi-2019.

- Les statuts sociaux au sein de SFR Group commenceront à être harmonisés au plus tard au

1er trimestre 2017.

- Une commission de suivi des effectif sera mise en place afin de s’assurer du respect des

engagements pris.

Pour la CFDT cet accord est une première étape pour préserver au mieux les intérêts des

salariés tout autant pour ceux qui partiront que ceux qui resteront.