Le 13 décembre 2013, la CFDT lance une Alerte Sociale auprès du directeur de l'Enseigne TAP (Toulouse – Ariège – Pyrénées). Ce dispositif prévu par l'accord national Qualité de Vie au Travail (accord QVT, signé par la CFDT le 22 janvier 2013) stipule en effet qu'un syndicat a le droit de saisir la direction en cas de non respect d'un accord ou du dialogue social.

Motif de l'alerte : la mesure prise par la direction de remplacer les absences des agents à 35h par des intérimaires, insuffisamment formés et à 25h seulement.

Une mesure qui provoque en effet pour chaque agent et manager une surcharge de travail qui provient, de façon mécanique, du delta d'heures manquantes. Faites le compte : 35 – 25 = 10h manquantes par semaine et par agent. L'aggravation des conditions de travail qui en résulte est en totale contradiction avec l'accord QVT qui a notamment pour ambition "d'améliorer significativement et durablement les conditions […] de vie au travail…".

Avant d'en arriver là, la CFDT a pourtant tenté à plusieurs reprises d'interpeller la direction sur cette problématique remontée par de nombreux postières et postiers (réunion CDSP du 4 octobre, mail du 11 octobre 2013…) Résultat : aucune réponse concrète sur le sujet et des postier(e)s toujours en souffrance.

 

La CFDT a décidé d'agir et de dire STOP !

Ce qui a d'ailleurs été largement apprécié par les postières et postiers, adhérents ou pas. Car si les autres syndicats ont tous dénoncé cette mesure, force est de constater qu'aucun n'a agi.

En conclusion si la CFDT comprend que cette mesure a été prise pour des raisons d'économies budgétaires – comme a fini par l'avouer la direction lors de la réunion CDSP du 10 janvier 2014, il n'est pas acceptable que cela se fasse au détriment de la santé et de la sécurité des postières et postiers. La CFDT en a donc demandé le retrait pur et simple et, plus largement, l'ouverture de négociations sur les moyens de remplacement.

Affaire à suivre…