A ce jour tous ces chantiers sont gelés. Seules les déclinaisons obligatoires des accords interprofessionnels ont aboutis, à minima sur le télétravail tandis que l’accord dellaa7-10contrat de génération beaucoup plus pertinent est en phase de signature à l’heure de la rédaction de cet article.

Comment expliquer cette situation ?

Guerre de pouvoir postalo/postal, manque de vision stratégique aggravée par la crise économique, paradoxe de la décentralisation d’une main et de la concentration de l’autre, perte de confiance dans le syndicalisme ? Tous les ingrédients sont hélas réunis.

La stratégie de sortie de crise décidée par la poste et réclamée par la CFDT passe par la réappropriation du pouvoir coordonateur et fédérateur du corporate sur les métiers de la maison mère de la Poste or les mauvaises habitudes ont la vie dure et à ce jour c’est tant au niveau national qu’au niveau local que tout le monde traine la patte ou distille des discours contradictoires et anxiogènes…

 

Quel avenir pour les postiers ? Quel sens pour l’entreprise ? Quel financement de l’état pour les obligations de service public ? La poste subit de plein fouet à la fois les conséquences de la crise économique mondiale et celles d’une modification structurelle des moyens de communication qui n’a pas été anticipée. Alors qu’il n’y a jamais eu autant de grain à moudre pour un syndicalisme comme celui de la CFDT, le nouveau Président de la Poste a refusé dans les premières discussions d’aborder le versus social du nouveau plan stratégique s’en tenant à la recherche d’un partage du diagnostic économique.

De nouveaux rendez-vous sont pris pour ce début d’année, la poste confirme sa volonté de maintenir le cap du dialogue social et de relancer tous les chantiers.

Pour la CFDT il faut un vrai plan stratégique social . Nos 33 propositions tournent autour de 3 points fondamentaux le développement de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des parcours professionnels, les conditions de travail et la santé au travail et la qualité de vie au travail.

Nous ne baisserons pas les bras ! Notre exigence est parfois au prix de luttes longues et dures, les derniers conflits à Rodez et à Montauban en témoignent .