Enjeux et contenu

Suite à la présentation du plan stratégique (fin 2013) et la mise en place de la nouvelle gouvernance (printemps 2014), les organisations syndicales ont entamé des négociations avec La Poste dès la fin mai pour la mise en place d’un accord social.

Dans le contexte de crise économique actuelle, confrontée à l’arrivée massive des nouvelles technologies et aux menaces financières, La Poste se trouve aujourd’hui dans l’obligation d’urgence d’adapter les changements d’organisation et de développer les compétences du personnel.

La CFDT a toujours regretté ce manque d’anticipation et s’est engagé dans les négociations afin d’assurer des conditions de vie et de travail acceptables.

Le contenu (N’hésitez pas à contacter votre militant référent pour plus d’informations).

Préambule : Un plan social d’entreprise évité !

La Poste se donne des moyens durables et exclut tout dispositif collectif de départ contraint.

Chapitre 1. La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), le développement du parcours professionnel et la formation.liaa1-13

Pour la CFDT : c’est la clé de voute de demain.

3 déclinaisons principales :

  • La création d’un observatoire des métiers avec la participation des organisations syndicales (objectif création des référentiels métiers)
  • La construction et la mise en œuvre d’un projet professionnel (accompagnement à la recherche ; mobilité)
  • La formation : une mise en œuvre de parcours qualifiant assez conséquente et des moyens budgétaires à surveiller de près.

Chapitre 2. L ‘organisation du travail et l’amélioration des conditions de travail.

La Poste pointe les nécessités d’adaptation et précise un cadre d’accompagnement et de gestion du personnel.

Pour la CFDT : c’est un point de vigilance très fort qui sera révélateur de la place accordée au dialogue social.

Les principaux points :

  • Organisation du temps d’expression des postiers sur le lieu de travail ;
  • Mesures de reclassement : les moyens de recherche tous métiers confondus, le déplacement articulation entre domicile et bassin de vie, des nouvelles mesures indemnitaires, et la notion de garantie 3 ans ;
  • Mesures pour la prise des congés avec notamment 3 semaines minimum en été, nouveau formalisme des demandes et autorisations ;
  • Prime de 25% pour accompagnement des temps partiel à 50%.

Chapitre 3. Santé, sécurité et prévention de la pénibilité : des adaptations nécessaires dans la suite de la déclinaison de l’accord qualité de vie au travail

Si ce volet est dans la droite ligne des préconisations que nous formulons depuis longtemps, il ne faut pas négliger les nouveautés concernant les métiers reconnus pénibles avec l’accès au TPAS pour les techniciens de maintenance, l’octroi de jours de repos supplémentaires à partir de 55 ans, et des conditions d’extension aux fonctionnaires des bénéfices de la création du compteur personnel).

Chapitre 4 et 5. Un management reconnu et soutenu et une fonction RH organisée en proximité.

Pour la CFDT, c’est un début de reconnaissance d’acteurs incontournables.

Chapitre 6. Création d’un complément de rémunération et évolution des grilles indiciaires des fonctionnaires : du sonnant et trébuchant réclamé par la CFDT et qui complique la prise de position pour certaines organisations syndicales.

En créant un complément de rémunération mensuel par grade et identique quelque soit le statut fonctionnaire ou contractuel, soumis à la négociation annuelle, La Poste répond par un traitement collectif à un vieux contentieux qui n’a d’ailleurs toujours pas trouvé de réponse satisfaisante auprès des tribunaux…

Un premier paiement devrait intervenir en octobre.

L’évolution des grilles indiciaires impactera un nombre important de fonctionnaires du I2 au CAPRO. (Diminution des durées d’échelons, amélioration des indices d’entrée, créations d’échelons exceptionnels ou indices terminaux, modification des tableaux de correspondance ATGS/CAPRO)

Chapitre 7 et 8. Mise en œuvre et durée.

Pas de chèque en blanc pour la CFDT, un accord à faire vivre !

Rappel du dispositif du doit d’alerte en cas de non respect et mise en place de commissions de suivi national et local par métier.

Durée 5 ans.

DERNIÈRE MINUTE
L’accord a été signé le 15 septembre par la CFDT, la CGC-Unsa et la CFTC.
Pourtant,aucune des mesures décrites ci-dessus ne s’appliqueront.
La raison : la non-signaturede FO, CGT et Sud.