La négo salariale 2012 doit continuer !!!
En ce début d’année, le moral des français et donc des postiers est au plus bas.
C’est dans ce contexte politique et économique dégradé que se déroule la négociation annuelle portant sur les salaires dont sont exclus les fonctionnaires.
Le pouvoir d’achat, comme l’emploi, étant au centre de ses préoccupations, la CFDT se bat pour obtenir un maximum de mesures assorties de garanties permettant à coup sûr le maintien du pouvoir d’achat des postier-e-s.

La CFDT fait respecter l’accord qu’elle a signé

 En 2010, l’accord signé par la CFDT prenait en compte une inflation à priori faible.
Au final, les prix ont dérapés et les mois de novembre et décembre ont été très mauvais !
La CFDT a contraint La Poste à réunir la commission de réexamen, dite aussi de " revoyure" prévue dans l’accord.
Ainsi, au 1er janvier 2012, le point de coefficient de la grille sera revalorisé de 0,4% au titre de rattrapage.
Résultat : + 0.4% de rattrapage au titre de 2011

Et pour 2012 ?

Pour la CFDT, les 1.7% d’inflation envisagés par La Poste en 2012, ne sont pas réalistes !
Alors que La Poste fait l’amer constat que sa prévision pour 2011 n’était pas à la hauteur, elle s’obstine à maintenir le chiffre de 1.7% comme base de la négociation.

A moins de 2.2% et sans clause de revoyure,la CFDT ne signera pas !

Rien que pour cela, la CFDT ne regrette pas le pari fait en 2010.
A La Poste, la négociation annuelle porte sur l’évolution des salaires, au regard de l’évolution des prix pour l’année à venir.
Il en est ainsi de tous les accords signés depuis 20 ans.
Pour les classes I et II, en particulier, la construction d’une "grille salariale" a évité que les progressions de salaires liées à l’ancienneté soient
laminées par l’inflation.

En effet, la CFDT conteste la perspective de La Poste et pointe de probables dérives inflationnistes en 2012 :
- Des prix qui s’envolent : électicité, gaz, carburants…
- L’instauration quasi programmée d’une scandaleuse TVA sociale
- Une Banque Centrale Européenne qui pourrait faire, ou fait déjà, chauffer la planche à billet en loucedé.

La Poste devra bien finir par prendre en considération la pertinence de notre analyse !
Les premières propositions d’augmentation générale de La Poste (1.5% pour rappel) avaient tout l’air d’une provocation mais bon, c’est le jeu d’une négociation.
Le 13 janvier, les mêmes augmentations générales se situent maintenant à 1.8%, auquels il faut ajouter 0.25% d’augmentation pour les premiers coefficients des classes I2 et I3.
La Poste a donc revu régulièrement sa copie à la hausse et introduit dans ses propositions une nouveauté, la prime carburant.

Une prime carburant pour qui ? Comment ?

Véritable usine à gaz dans ses modalités d’attribution.
Trop ciblée pour répondre à son objectif !
Pour la CFDT, cette prise en compte des dépenses contraintes de carburant qui pèsent lourd dans les budgets des postiers salariés comme fonctionnaires peut être une vraie avancée à condition qu’elle fasse l’objet d’une négociation spécifique
C’est la problématique transport, dans sa globalité,qui doit être réexaminée et négociée.
Pour la CFDT, c’est l’augmentation générale qui préservera le pouvoir d’achat de tous.
La Poste doit opérer un transfert de ce qu’elle envisageait de "lacher" pour le carburant sur l’augmentation générale et programmer dès à présent l’ouverture d’une négociation transport.

La CFDT se donne jusqu’au 3 février pour se prononcer sur l’ensemble des mesures proposées.
Une nouvelle information en direction des postier-e-s sera faite à ce moment là.

La CFDT en intersyndicale met la pression sur le Président

Dans un courrier qui lui a été adressé, toutes les organisations syndicales ont réitéré un certain nombre d’incontournables comme :
une augmentation générale significative, un
coup de pouce spécifique pour les bas salaires (classe I et II),
l’attribution d’une prime transport,
la revalorisation de la prime ultra marin ou encore de l’enveloppe pour l’égalité femmes/hommes,si chére à la CFDT.

Les organisations syndicales ont par ailleurs souhaité la poursuite des négociations au-delà du 13 janvier.