La fédération F3C a développé un cahier revendicatif pour faire de cette réforme des rythmes éducatifs une réussite :

  • Un temps périscolaire doit être rendu obligatoire POUR TOUS !
  • Le périscolaire doit être accessible A TOUS, et sur TOUT LE TERRITOIRE. Il ne doit pas y avoir de discriminations à l’accès par le coût ou par le fait que les parents travaillent : l’égalité des chances est en effet un facteur républicain.
  • Le personnel doit être formé par le biais du CQP Animateur Périscolaire : cela donne du qualitatif en permettant le développement de l’enfant ce qui aboutit à la satisfaction des parents d’élèves. De plus, via la formation, le salarié s’inscrit dans un parcours qualifiant. Former les salariés permet de trouver une contrepartie à la baisse du taux d’encadrement. Le premier niveau de qualification exigé doit être le CQP animateur périscolaire. Le recrutement de BAFA ou de BAFD ne doit se faire que si l’employeur s’engage à le former.
  • La réforme prévoit la possibilité que les collectivités locales ou les associations embauchent des animateurs périscolaires en emploi d’avenir. Dans ce cas, la F3C revendique que ces salariés bénéficient d’un parcours de formation qualifiante et professionnelle en couplant CQP animateur périscolaire et BAFD. La branche de l’animation au niveau de la CPNEF finance la formation de ces salariés en emploi d’avenir lorsque l’employeur les envoie sur ce parcours de formation CQP Animateur périscolaire et BAFD. Cela permet ensuite à ces salariés de pouvoir évoluer également sur la fonction de directeur de centre de loisirs.
  • Faire le choix du maintien du salariat. Le développement des interventions ponctuelles et l’absence d’accord de dérogation sur le temps partiel dans la branche de l’animation accentuent la tentation pour les structures de recourir aux travailleurs indépendants ou aux auto-entrepreneurs.
  • Réguler le marché des DSP (délégation de service public). Les communes décident de déléguer la responsabilité d’organiser les activités périscolaires et établissent un cahier des charges. Un appel d’offre est donc mis en place. Ce marché est de plus en plus concurrentiel et le risque est très fort de basculer dans un processus d’appel d’offre « inversé » où c’est le prestataire qui va proposer un cahier des charges à moindre coût pour pouvoir remporter le marché. Pour pouvoir préserver un contenu qualitatif et lutter contre de la concurrence déloyale entre entreprises, la CFDT F3C propose de réguler le marché en :
  • Rendant obligatoire l’application de la convention collective de l’animation pour l’entreprise remportant le marché ;
  • En intégrant le coût d’activité périscolaire qualitatif dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires ;
  • En imposant une durée minimale de la DSP de 3 ou 4 ans correspondant à la durée d’un cycle de maternelle ou de primaire ;
  • Maintenant des garanties salariales, de couverture sociale, de droit au départ à la retraite et d’accès à la formation professionnelle pour les salariés changeant d’employeur selon l’entreprise remportant le marché.

Conclusion :

llaa7-16Nous sommes dans une application décentralisée de la réforme où le choix d’une collectivité sur l’organisation du périscolaire, sur le recrutement, sur la qualification peut être différente d’une commune à l’autre car c’est de leur responsabilité. Les revendications portées sont à négocier avec chaque collectivité locale. Un travail interfédéral localement avec les syndicats SGEN, Interco et FEP pour coordonner les revendications est judicieux car on peut être sur l’organisation du périscolaire qui se fait avec des salariés de collectivité, des salariés d’une entreprise associative ou un mixte des deux (le périscolaire dans les maternelles géré par une collectivité et le périscolaires pour les primaires géré par une association). Le sujet est complexe et impose un travail collectif inter-CFDT sur un réel sujet de société.